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    PROTECTION CONTRE LES SEISMES

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    PROTECTION CONTRE LES SEISMES

    مُساهمة من طرف tarek في الثلاثاء مايو 19, 2009 1:36 am

    < A la différence d'autres risques naturels, on ne peut agir sur l'aléa sismique: alors que l'on peut lutter contre une crue ou un incendie on est totalement impuissant face à un séisme, du moins dans l'état actuel des connaissances scientifiques. La seule manière efficace de se protéger des séismes est donc la prévention. A l'heure actuelle, en France, cette prévention est axée sur 3 décisions: évaluer le risque sismique et construire en conséquence selon des normes qu'il faut faire appliquer. développer la recherche en matière de construction parasismique en élaborant de nouvelles techniques de génie civil pour lutter contre les effets mécaniques des séismes. informer et préparer les populations des zones à risques ainsi que les moyens de secours et d'information à ces événements. Protéger grâce à l'étude du risque sismique La méthode la plus efficace pour éviter qu'un bâtiment soit détruit par un séisme est encore de construire ce bâtiment dans un endroit où il n'y a pas de tremblement de terre. Ceci semble évident mais était relativement difficile à appliquer dans la pratique car on connaissait très mal, notamment en France, le risque sismique. En effet, comme le risque est modéré dans notre pays, les catastrophes passées sont oubliées et on n'en tient pas compte pour choisir les lieux de construction. Mais grâce aux efforts des scientifiques dans ce domaine on connaît maintenant relativement bien le risque sur tout le territoire français. D'une façon générale il faut éviter de construire: sur les bords de versants escarpés sur les zones de changements de sol à proximité immédiate des failles actives aux abords des falaises sur des sols meubles en pente (ou en aval de ces sols) sur les berges et rivages constitués de terrains meubles Le risque sismique qui tient compte de l'aléa sismique mais aussi de tous les éléments pouvant entraîner des dégats est important dans toutes ces situations, même en cas d'aléa sismique faible, car ces sites sont susceptibles de subir des glissements de terrains, des éboulements.... Par exemple, pour estimer ce risque en Provence, on a tenté en 1982 de simuler le séisme de Lambesc de 1909 (le plus important du siècle en France), mais avec l'occupation des sols de 1982. Ceci a permis d'évaluer les conséquences en termes de morts et de dégats mais aussi les conséquences sur l'économie régionale. En effet, bien que l'aléa sismique soit le même en 1982 et en 1909, l'impact d'un séisme et donc le risque sismique sont différents selon les époques. Protéger grâce au génie parasismique Les hommes ayant la mémoire courte, ils ont peuplé de part le monde nombre de zones où l'on sait que le risque sismique est important. S'ils ne veulent pas s'établir ailleurs, il faut renforcer leurs habitations afin de réduire les risques d'écroulements en cas de séisme: c'est le domaine du génie parasismique. Les premières mesures en France datent de 1962 et ont abouti à l'élaboration des premières lois en matière de construction parasismique en 1969. Ces lois dites P.S. 69 ont été par la suite revues et corrigées en 1982 et sous l'impulsion de l'Association Française du génie parasismique (AFPS) crée en 1984, elles ont été une dernière fois modifiées en 1992. Il faut ici bien distinguer la protection "intrinsèque" de chaque bâtiment et la protection "statistique" d'un ensemble de constructions: Protection des habitations individuelles. Les règles parasismiques ne visent pas à assurer individuellement chaque bâtiment. Elles consistent à imposer une intensité minimale dite intensité nominale (ou une accélération nominale), que les bâtiments soumis à ces règles doivent pouvoir supporter "dans leur grande majorité" sans subir de "dommages trop importants". Dans les règles, on établit donc tout d'abord une intensité nominale qui est fixée en étudiant le risque sismique déterminé par les scientifiques. Puis on impose une série de coefficients pour la construction de telle sorte que la protection corresponde, en cas de secousse d'intensité (ou d'accélération) inférieure à l'intensité nominale déterminée: à une faible probabilité pour qu'apparaissent des désordres structuraux nécessitant réparation. à une très faible probabilité pour qu'un bâtiment sinistré mais non effondré soit rendu irréparable. à une probabilité encore plus faible d'effondrement grave. La construction d'une habitation parasismique relève alors de l'initiative individuelle. On doit suivre des normes qui assurent en dessous d'une intensité nominale. On peut aller au delà mais ça coûte cher et ce n'est pas obligatoire. En général, les règles concernant la protection des habitations individuelles n'obligent donc pas à assurer une protection "intrinsèque" mais elles doivent pouvoir protéger un ensemble des constructions: elles assurent donc une protection "statistique". Protections des ouvrages "à risque spécial". Pour les constructions "à risque spécial" comme les centrales nucléaires ou les barrages on recherche bien évidement la protection intrinsèque de l'ouvrage, quelqu'en soit le coût, car sa destruction aurait des conséquences catastrophiques pour l'environnement. En France, les règles parasismiques sont parmi les plus complètes du monde di pour ne citer que celles-ci.</FONT></FONT>
    Dans la banlieue, des immeubles se sont effondrés notamment à Bab Ezzouari et Ain Taya.
    Autrement Hydra, Salembier, Saint-Eugène n'ont pas été affectés

    Tsunami :
    Les habitants du port de pêche de Bouharoun ont pu observer au moment du séisme, un retrait brutal de la mer, celle-ci est revenue dix minutes plus tard.
    Peu après la secousse principale, la mer s'est complètement retirée du port, par l'entrée de la passe. L'eau est partie 200 mètres plus loin", a raconté un vieil habitant.
    Si la localité de Bouharoun est habituée aux secousses telluriques, personne ne se souvient avoir vu pareil phénomène.
    Le village, bâti autour d'un bassin où sont amarrés quelques chalutiers rouillés, se trouve à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest d'Alger, une zone épargnée par le tremblement de terre.
    Un habitant de la bourgade décrit que l'eau, après s'être vidée du port, protégé par une digue, est revenue peu à peu dans le quart d'heure qui a suivi. Mais elle n'a pas retrouvé son niveau habituel. Une ligne noire, tout le long du bassin, marque l'ancien niveau de flottaison.
    Certains ont vu des rochers émerger. Les pêcheurs se sont précipités vers leurs embarcations, qui étaient posées sur le fond, inclinées.
    Sur 200 kilomètres de rivage autour d'Alger, des témoignages font état de mouvements similaires de la mer.
    Il y a eu donc, un recul de l'eau, suivi d'un petit raz de marée de part et d'autre de la Méditerranée, celui-ci ne semble pas avoir provoqué de dégâts sur le littoral Algérien.
    A Aïn Taya il a été observé une émergence plus importante d'un îlot célèbre.

    Selon Nabil, Ingénieur informaticien habitant à Bab el Oued, plusieurs témoins oculaires ont affirmé avoir vu la mer reculer d'environ 150 mètres
    Des pêcheurs à la ligne ont vu des poissons hors de l'eau et des rochers habituellement immergés
    Le retour de la mer s'est opéré modérément, mais pas complètement, car il manque environ une distance de 10 a
    15 m. ce qui veut dire que la mer a reculé d'une quinzaine de mètres environ. Ce phénomène représente une aubaine pour les habitants de Bab el Oued qui bénéficient maintenant d'une plage sableuse.


    Un séisme ressenti sur des distances considérables:
    Le séisme a été ressenti à Constantine, à 430 km à l'est d'Alger et également sur la côte méditerranéenne espagnole dans les provinces d'Alicante, Valence, Almeria, à Lerida (nord-est) et enfin dans celle de Badajoz (sud-ouest). Il a aussi été ressenti à Gênes en Italie. Par ailleurs un petit tsunami avec des vagues d'un mètre et demi en moyenne, a touché l'archipel des Baléares (îles de Minorque, Majorque et Ibiza), endommageant plus de 180 bateaux, certains même ont été coulés.

    La Côte d'Azur :
    Le tremblement de terre d'Algérie a aussi été ressenti par quelques personnes sur la Côte d'Azur, à Nice, à Cap d'Ail, à Monaco et à Menton.
    A Toulon dans le département du Var, des personnes demeurant dans les étages élevés des immeubles, auraient ressenti une légère secousse.
    Le Réseau National de Strasbourg a reçu au total 24 témoignages provenant de la frange côtière.

    Phénomène marin de tsunami dans le port de la Figueirette à Théoule-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes
    A Théoule-sur-Mer plusieurs petits bateaux ont été couchés par des vagues plus fortes que la normale. Selon le chef du secteur maritime de Théoule, ce phénomène s'est produit durant la nuit du 21 au 22 mai 2003. Il s'est manifesté par l'arrivée d'un train de houle de forte ampleur. Il a eu pour effet une montée rapide et importante du niveau de l'eau avec ensuite un retrait provoquant par "effet de pompe" un assèchement partiel du port. En ce qui concerne le port de la Figueirette le niveau de l'eau est descendu d'environ 1.50 m dans l'ensemble des bassins, avec de très forts courants entrants et sortants. Les dégâts apparents constatés par l'équipe portuaire semblent limités à quelques bateaux.
    A Antibes des plaisanciers ont signalé des vagues importantes. Un retrait d'un mètre aurait été observé près de Hyères dans le département du Var.
    Il est difficile d'obtenir des informations précises sur l'heure d'arrivée des vagues. Malgré tout, un témoin qui était présent sur son bateau mercredi 21 mai au soir, a indiqué que le port a commencé à se vider à 22 heures soit 1 h 16 après le séisme, ce qui donnerait pour une distance de 785 km environ, une progression de l'ordre de 10,33 km / mn soit environ 172 m/s.
    Par ailleurs, les marégraphes d'Ajaccio et Monaco ont enregistré des perturbations dues à l'onde de choc à partir de 20 h 00 et 20 h 20.


    Petit port de plaisance de la Figueirette à Miramar sur la commune de Théoules
    (Photos : André Laurenti)
    Pincipauté de Monaco :
    Ce séisme a bien été ressenti par un grand nombre d'habitants de la Principauté de Monaco. Le bureau de la Direction de l'Environnement de l'Urbanisme et de la Construction, a enregistré certes, la secousse principale mais aussi une dizaine de répliques qui ont déclenché le système d'alarme sismique. La secousse principale a été enregistré à 18 h 53 soit 9 minutes après le tremblement de terre. Quant à la vitesse atteinte, enregistrée par le capteur, elle a été de 10-9m/s.



    Signal enregistré par le système d'alerte sismique de la Principauté de Monaco
    (Direction de l'Environnement de l'Urbanisme et de la Construction)

    Une communication difficile :
    Le câble téléphonique qui relie l'Europe à l'Algérie a été sectionné probablement par des éboulements sous-marin liés au séisme, une ligne de secours via le Maroc a été installée pour pallier la défaillance de ce câble de télécommunications sous-marin.
    Pendant de nombreux jours, il a été difficile de joindre l'Algérie à partir de l’étranger le rétablissement des communications s'est fait de manière progressive. Les lignes téléphoniques ont été également perturbées dans le centre du pays.

    Tectonique :

    Le séisme s'est produit à la zone frontière entre la plaque tectonique eurasienne et la plaque africaine, "dans une région où la plaque africaine bouge vers le nord-ouest, contre la plaque eurasienne, à une vitesse de quelques millimètres par an. Le déplacement relatif de la plaque crée un environnement tectonique propice à des tremblements de terre de magnitudes élevées provoqués par une faille de chevauchement


    Cliquez pour agrandir

    Bref rappel historique :
    L'Algérie a déjà été frappée par de nombreux séismes destructeurs. Le 10 octobre 1980, la ville d'El Asnam devenue Ech Chelif de nos jours, a été fortement endommagée par un séisme d'une magnitude de 7,1 qui a fait au moins 5.000 morts.
    Cette région
    est située à environ 220 km à l'ouest de l'épicentre du séisme de mercredi. La même localité d'El Asnam, alors appelée Orléansville, avait déjà été durement frappée le 9 septembre 1954 par un séisme d'une magnitude de 6,7 qui avait fait plus de 1.000 morts.
    Le 29 octobre 1989, un séisme d'une magnitude de 5,9 avait frappé à environ 110 km à l'ouest de la même ville, tuant une trentaine de personnes.

      الوقت/التاريخ الآن هو الخميس سبتمبر 21, 2017 1:19 pm